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— Guide pratique

Les mises en situation de l'examen civique

— Lecture 6 min · Mis à jour le 9 octobre 2026

Sur les 40 questions de l'examen civique, 28 testent des connaissances — des faits que l'on peut apprendre. Les 12 autres sont des mises en situation : des scènes de la vie réelle où vous devez choisir le comportement conforme aux principes de la République.

Et contrairement aux questions de connaissances, dont les listes officielles sont publiées par le Ministère de l'Intérieur, les mises en situation ne sont pas publiées. Impossible de les apprendre par cœur : il faut les comprendre.

Ce guide vous explique ce qu'elles testent vraiment, à quoi elles ressemblent — avec deux exemples commentés — et comment vous y préparer.

Qu'est-ce qu'une mise en situation ?

Une question de connaissance demande un fait : « De quand date la Constitution de la Ve République ? ». Une mise en situation vous place dans une scène concrète — au travail, à l'école, dans la rue, face à une administration — et demande : que devez-vous faire ?

La nuance est importante : on ne vous demande pas ce que vous feriez *personnellement*, mais ce que la loi et les principes de la République attendent d'un citoyen dans cette situation. C'est un test de compréhension, pas un sondage d'opinion.

  • 4 choix de réponse, comme pour les questions de connaissances — un seul est juste.
  • Les mauvaises réponses sont souvent *plausibles* : elles décrivent des comportements courants ou prudents, mais non conformes au droit.
  • Chaque situation s'appuie sur un principe précis : laïcité, égalité, solidarité, obligations civiques, fonctionnement des services publics.

Ce que dit le cadre officiel : 12 questions sur 40

L'arrêté du 10 octobre 2025 fixe précisément la place des mises en situation dans l'épreuve :

  • 12 mises en situation sur 40 questions — presque un tiers de l'examen.
  • Elles se concentrent dans deux thèmes seulement : Principes et valeurs de la République (6 questions) et Droits et devoirs (6 questions).
  • Les trois autres thèmes (institutions, histoire-géographie-culture, vie en société) ne comportent que des questions de connaissances le jour J.

Conséquence pratique : si vous maîtrisez la laïcité, l'égalité femmes-hommes, les libertés fondamentales et les devoirs du citoyen *sous l'angle des situations concrètes*, vous sécurisez près d'un tiers de votre note. Le détail du format complet de l'épreuve est dans notre guide Comment passer l'examen civique 2026.

Pourquoi elles ne sont pas publiées

Le Ministère de l'Intérieur publie les listes officielles des questions de connaissances — mais pas les mises en situation. Ce n'est pas un oubli : c'est un choix délibéré.

L'objectif de l'examen est de vérifier qu'un candidat a compris les principes de la vie en France, pas qu'il a mémorisé un corrigé. En gardant les mises en situation secrètes, l'administration s'assure que la seule préparation efficace est celle qui travaille le fond : comprendre *pourquoi* la laïcité protège toutes les croyances, *pourquoi* l'assistance à personne en danger est une obligation, *pourquoi* certains devoirs ne se refusent pas.

Bonne nouvelle : c'est une préparation qui sert au-delà de l'examen. Ces situations sont celles de votre vie quotidienne en France.

Exemple commenté n° 1 : l'obligation d'assistance

« Dans la rue, vous voyez une personne qui fait un malaise. Des passants l'ignorent. Quelle est votre obligation légale ? »

  • a) Vous n'avez aucune obligation, c'est un choix personnel
  • b) Vous devez intervenir uniquement si vous êtes médecin
  • c) Vous avez l'obligation de porter assistance ou d'appeler les secours (15 ou 112)
  • d) Vous devez attendre que quelqu'un d'autre intervienne d'abord

La bonne réponse est c. En France, la non-assistance à personne en danger est un délit (article 223-6 du Code pénal). Tout citoyen — pas seulement les soignants — doit porter assistance, ou au minimum appeler les secours. Remarquez comme les réponses a, b et d décrivent des réactions *courantes* : c'est exactement le piège. La question teste si vous savez que la solidarité n'est pas qu'une valeur morale en France — c'est une obligation légale.

Exemple commenté n° 2 : le devoir de juré

« Vous recevez une convocation pour être juré d'assises. Vous ne souhaitez pas y participer car cela perturbe votre emploi du temps. Pouvez-vous refuser ? »

  • a) Oui, la participation au jury est facultative
  • b) Oui, si votre employeur refuse de vous libérer
  • c) Oui, en payant une cotisation de remplacement
  • d) Non, c'est un devoir civique obligatoire et un refus sans motif légitime est passible d'une amende

La bonne réponse est d. Être juré est un devoir civique attaché à la citoyenneté : refuser sans motif légitime expose à une amende de 3 750 euros. Seuls des motifs sérieux (âge, maladie grave) permettent d'être dispensé. Cette question illustre le second grand registre des mises en situation : la citoyenneté donne des droits, mais elle crée aussi des devoirs qui ne se négocient pas — vous les retrouverez dans notre guide Droits et devoirs du citoyen français.

Comment s'y préparer efficacement

  • Travaillez les principes, pas des corrigés. Chaque mise en situation découle d'un principe du Livret du citoyen ou de la Charte des droits et devoirs. Si vous comprenez le principe, la situation se résout d'elle-même.
  • Méfiez-vous de la réponse « prudente ». « Attendre », « demander d'abord », « ça dépend de la religion »... Les options qui ressemblent à de la prudence ou du bon sens social sont souvent les pièges. La bonne réponse est celle du droit, pas celle de l'habitude.
  • Entraînez-vous sur les deux thèmes porteurs. Laïcité à l'école et au travail, égalité femmes-hommes, libertés et leurs limites, obligations civiques : c'est là que tombent les 12 questions du jour J.
  • Lisez chaque énoncé jusqu'au bout. Le contexte (service public ou entreprise privée, mineur ou majeur) change souvent la bonne réponse.

Pour vous entraîner en conditions réelles, Civique propose 147 mises en situation originales couvrant les cinq thèmes — plus large que l'examen lui-même — chacune avec son explication et sa référence au principe testé, en dix langues. Nos examens blancs respectent la composition officielle : 12 mises en situation sur 40, placées exactement où l'arrêté les place.

Questions fréquentes

Combien y a-t-il de mises en situation à l'examen civique ?

12 sur les 40 questions de l'épreuve, soit près d'un tiers. L'arrêté du 10 octobre 2025 les répartit exclusivement dans deux thèmes : Principes et valeurs de la République (6) et Droits et devoirs (6).

Les mises en situation sont-elles publiées par le Ministère ?

Non. Contrairement aux questions de connaissances, dont les listes officielles sont publiques, les mises en situation restent secrètes. C'est un choix volontaire de l'administration : l'épreuve doit mesurer la compréhension des principes, pas la mémorisation d'un corrigé.

Faut-il connaître les articles de loi par cœur ?

Non. Aucune mise en situation ne demande de citer un article. Il faut connaître les principes (laïcité, égalité, solidarité, devoirs civiques) et savoir les appliquer à une scène concrète. Les références légales aident à comprendre, pas à réciter.

À quoi ressemble une mise en situation type ?

Une scène de la vie quotidienne — au travail, à l'école, dans la rue, face à une administration — suivie de la question « que devez-vous faire ? » et de quatre choix. Un seul est conforme au droit ; les autres décrivent des réactions courantes mais incorrectes.

Comment Civique construit-il ses mises en situation d'entraînement ?

Chacune de nos 147 mises en situation est construite à partir des principes du référentiel officiel (Livret du citoyen, Charte des droits et devoirs, cadre légal) et accompagnée d'une explication sourcée. Elles couvrent les cinq thèmes du programme pour entraîner la compréhension en profondeur, au-delà des deux thèmes testés le jour J.

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